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samedi 17 février 2018

Classicisme

Classicisme :


Définition: Le classicisme est un mouvement littéraire et artistique se développant en France puis en Europe dans la deuxième moitié du XVIIe siècle. Il désigne un ensemble de valeurs, de principes qui définissent un idéal et définit par des normes.

Règles du classicisme: 
Il existe plusieurs règles:
-Tout d'abord il y a la règle des trois unités, c'est à dire une unité de temps, une unité de lieu et une unité d'action.Cette règle des 3 unités était censée attirer l'attention du spectateur.
-Une deuxième règle est la règle de bienséance, pour ne pas choquer les spectateurs, les meurtres, les suicides devaient se dérouler à l'extérieur de la scène, et être racontés par un personnage. De plus il ne doit y avoir ni violence, ni grossièreté, ni offense à la morale, ni mélange de classes sociales.
- Puis la règle de vraisemblance, c'est-à-dire que l'intrigue et la situation d'énonciation doivent être possibles et réalistes.
Le classicisme est donc considéré comme un idéal à cette époque, elle est basée sur  l'honnête homme qui incarne donc le modèle (cultivé, humble et courtois), il respecte les usages, s'intéresse aux arts et aux sciences et surtout agit selon la raison, dit les anciens (Grec et Latins).Les modèles Grecs et Latins sont donc le fondement du classicisme, soutenu par Perrault, La Fontaine ou encore Aristote.
Le classicisme est à son apogée sous le règne de Louis XIV où l'on reconnait des caractères d'ordre et d'équilibre. Des théoriciens où plutôt des académistes ont mis en place les règles strictes du classicisme pour créer un unanimisme, une harmonie des textes et surtout de remettre un peu d'ordre après l'excès du mouvement baroque. Louis XIV voulait montrer la beauté du peuple français, laisser sa trace dans l'histoire et surtout prouver sa gloire


dimanche 4 février 2018

Symbolisme

Le symbolisme

Que veut dire Symbolisme ?
 Si l’on tient au sens étroit et étymologique presque rien ; si l’on passe outre, cela peut vouloir dire : individualisme en littérature, liberté de l’art, abandon des formules enseignées, tendance vers
ce qui est nouveau, étrange et même bizarre ; cela peut vouloir dire aussi idéalisme, dédain de l’anecdote sociale, antinaturalisme. 
                                                                                                                      Remy de Gourmont, Le Livre des masques, Mercure de France, 1896.

Revenons pour commencer à l’étymologie du mot « symbolisme ». Le symbolon grec est un objet coupé en deux parties qui visent à être réunies, comme un médaillon coupé en deux de manière irrégulière : deux personnes qui ne se connaissent pas et auxquelles on donne une partie se réunissent ainsi grâce à l’objet, marque de reconnaissance. De là naît l’idée d’analogie tout d’abord, puisque derrière le symbole concret se trouve une reconnaissance abstraite, et l’idée d’un lien crypté, qui nécessite une connaissance particulière. L’un des sens premiers du symbolisme est en effet la
conception d’un monde crypté, d’une poésie également codée, que le lecteur doit déchiffrer pour la comprendre et accéder à une révélation supérieure.
Comme presque tous les mouvements littéraires et culturels, le symbolisme se construit en opposition aux mouvements qui le précèdent, le naturalisme et le Parnasse. On a vu dans les séances précédentes
combien la défaite de 1870 et, surtout, l’épisode sanglant de la Commune parisienne ont marqué Arthur Rimbaud. Ces événements bouleversent toute la jeunesse parisienne lettrée et le monde
artistique plus largement encore. Les poètes se reconnaissent dans leur contestation radicale du pouvoir et de la littérature de l’époque, et de nombreux mouvements provocateurs aux noms explicites se constituent, tels les Fumistes, les Jemenfoutistes, les Hydropathes ou encore les Zutistes de Charles Cros, auquel Verlaine se rallie et qu’Arthur Rimbaud rejoint lors de sa fugue parisienne. Les artistes se réunissent le plus souvent au Chat-Noir, à Montmartre, et, dans des soirées embrumées par l’alcool et la cigarette, improvisent des joutes poétiques, échangent leurs textes, écrivent à plusieurs mains. On retrouve cette effervescence dans L’Album zutique de Verlaine et Rimbaud, au ton volontiers outrancier et humoristique.

Un mouvement aux contours peu définis Je dis : une fleur ! et, hors de l’oubli où ma voix relègue
aucun contour, en tant que quelque chose d’autre que les calices sus, musicalement se lève, idée rieuse ou altière, l’absente de tous bouquets.
                                                                                                                             Stéphane Mallarmé, Avant-dire au Traité du Verbe, 1886.

C’est Jean Moréas qui, en 1866, définit le symbolisme dans un manifeste littéraire adressé au Figaro, mais le texte théorique le plus célèbre du mouvement reste L’Avant-dire de Stéphane Mallarmé, qui
précède le Traité du verbe de René Ghil (1886). En classe, on établit les caractéristiques du symbolisme, en reprenant cette citation de Mallarmé et la défi nition de Remy de Gourmont.
« Liberté de l’art » La recherche formelle des symbolistes les conduit à refuser les règles strictes de la versifi cation codifi ée. Verlaine, dans son « Art poétique », écrit « De la musique avant toute chose », et cette musicalité nouvelle de la poésie passe par l’abandon progressif du vers classique au profit du vers libre puis du poème en prose, qui seront largement utilisés par Rimbaud dans les recueils postérieurs aux Cahiers de Douai. 

« L’absente de tous bouquets »
Il faut « donner un sens plus pur aux mots de la tribu », selon Mallarmé. Les poètes symbolistes s’intéressent d’une manière nouvelle aux mots : leur signifi cation devient moins importante que
leur force évocatrice, liée, par exemple, aux sentiments provoqués par leur sonorité. On relève dans la citation de Mallarmé l’adverbe « musicalement » : l’idée doit être musique.
        « Dédain de l’anecdote sociale »
Les poètes symbolistes, contestant les valeurs matérielles de la bourgeoisie, refusent la trivialité du monde réel. Les sujets sont d’ordre mystique, reprennent les légendes médiévales, voire s’éloignent vers des questions d’ordre métaphysique. Le refus de la platitude de la société trouve son expression la plus emblématique dans l’oeuvre de Huysmans À rebours, et Des Esseintes est l’incarnation
de ce dandy fin de siècle qui se réfugie dans un esthétisme total.

« Tendance vers ce qui est nouveau, étrange et même bizarre » 


Les exigences poétiques, formelles et sémantiques aboutissent à ce « bizarre », caractéristique du symbolisme. Les oeuvres poétiques, parce qu’elles donnent à lire un monde crypté et mystérieux,
sont parfois indéchiff rables. On pense alors au « Sonnet en yx » de Mallarmé, qui écrit à son sujet : « Le sens, s’il y en a un (mais je me consolerais du contraire). » Un lien se fait avec les termes de la lettre dite du « Voyant » de Rimbaud : « Le Poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. »

      Vers le déclin

 Le symbolisme connaît son apogée entre 1880 et 1890, et le mouvement s’étend alors à d’autres arts que la poésie, jusque-là moyen d’expression privilégié. Les nouvelles fantastiques de Villiers de L’Isle-Adam, d’Edgar Allan Poe et de Barbey d’Aurevilly prolongent
ce mouvement poétique en retrouvant les caractéristiques littéraires d’un de ses prédécesseurs, Gérard de Nerval. L’onirisme, le médiéval, le gothique se mêlent dans une écriture poétique du secret. La musique et la peinture sont également influencées par cet esthétisme, comme on l’a étudié dans les séances précédentes avec La Naissance de Vénus d’Odilon Redon, ou encore La Danse macabre
de Camille Saint-Saëns. Mais le tournant du siècle voit apparaître d’autres préoccupations sociales et politiques : le spectre de la Première Guerre mondiale, les grandes affaires judiciaires et la découverte
de sciences nouvelles comme la psychanalyse. Les thèmes principaux trouveront cependant un écho dans les écoles littéraires du XXe siècle, tels le mouvement Dada et, surtout, le surréalisme.

                                                                                                     HORS-SÉRIE NRP LYCÉE ARTHUR RIMBAUD, LES CAHIERS DE DOUAI MARS 2017

dimanche 21 janvier 2018

Humanisme

 L’HUMANISME ?

Les auteurs de l'Humanisme :



I INTRODUCTION
Les sens du mot « humanisme »
  1. philosophie qui met l’homme et les valeurs humaines au-dessus de tout
  2. mouvement intellectuel de la Renaissance, né en Italie au XIVème siècle, qui s’étend progressivement en Europe et s’épanouit au XVIème siècle. Il est marqué par un retour aux textes antiques qui servirent de modèle de vie, d’écriture et de pensé. Principaux représentants :François Rabelais, Michel de Montaigne et les poètes : Ronsard et Du Bellay
  3. conception philosophique pour laquelle l’homme constitue la valeur suprême ou encore une fin et non un moyen.

La notion d’humanisme est inséparable pour nous de l’idée d’un progrès considérable.
L’humanisme fait de l’homme lui-même l’objet de sa recherche. Il exalte l’aptitude de l’homme, centre et image du monde, à se connaître lui-même, à maîtriser le monde et à comprendre Dieu à travers ses créations.
L’humanisme considère tout homme comme digne de respect, il défend l’intégrité humaine contre les fanatismes ou tyrannies qui la menacent. Il reconnaît même la nature humaine chez le « sauvage » du Nouveau monde à qui les conquérants européens étaient tentés de nier toute âme.

Chez les Romains, « humanitas » désigne tte chose élevant l’homme à une place à part parmi les autres êtres vivants. Durant le Moyen-Age, on parle de « humaniores litterae » ou « lettres humaines » (= ensemble des connaissances profanes, enseignées ds les facultés des arts) qui s’opposent aux « diviniores litterae » (= lettres divines, enseignées ds les facultés de théologie, qui commentent la Bible)
Au XVIème s., les « lettres humaines » sont : les principales disciplines enseignées au MA + les études des textes antiques. Ceux qui s’intéressent à ces lettres humaines sont appelés des humanistes.
Pour les humanistes, l’homme est placé au centre de tte question. S’appuyqnt sur la sagesse des auteurs antiques, ils souhaitent bâtir une société différente, ils désirent atteindre la perfection, que ce soit dans le domaine humain, moral ou dans le domaine artistique. Le support de ce changement est constitué par les textes antiques et non plus par les écritures saintes, comme c’était le cas au MA.
Personnes à l’origine de ce bouillonnement : Erasme, Guillaume Budé, Jacques Lefèvre d’Etaples, Pic de la Mirandole, Ficin, la famille Estienne.

II LA NAISSANCE DE L’HUMANISME
La représentation que l’homme se fait du monde change radicalement au XVIème siècle

1/ Les grandes découvertes
  • Les voyages : Chistophe Colomb découvre l’Amérique en 1492Dès la découverte de l’Amérique, en 1492, par le Génois Christophe Colomb, les puissances ibériques parviennent à prendre possession de ce territoire, qui prend rapidement le nom de Nouveau Monde. En 1494, le pape Alexandre VI (1492-1503) Farnèse signe, avec l’Espagne et son voisin lusitanien, le traité de Tordesillas, par lequel il affirme que la péninsule ibérique, de par le testament d’Adam3, se voit octroyer la possession des terres découvertes et à découvrir. Par ce texte, seuls l’Espagne et le Portugal se voient autorisés, par décision de la papauté, à se lancer dans la course à la découverte par l’océan, puis, par extension, à la conquête des terres d’Amérique, excluant de fait les autres puissances européennes. Auparavant, la papauté avait déjà permis à l’Espagne, par la Bulle In Caetera (4 mai 1493), de jouer un rôle fondamental dans la prise de possession des terres nouvelles car « ces rois vraiment catholiques



  •   ; en 1497 : Vasco de Gama ouvre la voie des Indes et Cabot découvre le Labrador ; 1519-1522 : Magellan fait pour la première fois le tour du monde . : la rotondité de la Terre devient une réalité.


  • Copernic bouleverse la représentation du monde en affirmant que la Terre tourne autour du Soleil.
  • Développement de la médecine et de l’anatomie : la connaissance du corps humain progresse énormément également. L’homme appartient à la nature, bien connaître son corps participe de l’étude du monde.

2/ L’invention de l’imprimerie
L’invention de l’imprimerie en 1443 par Gutenberg (Allemagne) permet de diffuser les livres en de nombreux exemplaires (alors qu’ils étaient auparavant recopiés à la main) : large diffusion des nouvelles connaissances.

En une génération, l’espace et le temps ont totalement changé de valeur et de mesure
Le brusque élargissement du monde extérieur provoque une profonde transformation du monde psychique. Tout ce qui était certain devient douteux. Les campagnes s’appauvrissent, le commerce devient prodigieusement florissant grâce à la navigation, la civilisation urbaine se développe. C’est en même temps un bouleversement social.
Même le sentiment religieux est touché en cette ère de transition. Jusqu’à présent, l’Europe est sous le joug de l’Eglise qui brandit la menace de l’excommunication lorsqu’on lui résiste. A côté des conquistadores des mers, ceux de l’esprit se questionnent. L’attitude humble et suppliante de l’homme face à Dieu fait place au sentiment de sa valeur personnelle, il se sent le centre du monde, il ressent un sentiment de puissance et de griserie nommé « renaissance ». A côté de l’Eglise, se dresse la science. Des universités surgissent dst te l’Europe.

3/ Conditions historiques favorables
  • En 1453, les Turcs envahissent Constantinople et de nombreux Grecs s’enfuient pour se réfugier en Italie, emportant avec eux des manuscrits ds leur langue d’origine., leur langue, leur culture. Au lieu de lire des traductions latines, on lit les tx grecs originaux. Ces textes seront traduits et découverts grâce aux progrès de l’imprimerie

  • Les guerres d’Italie menées par François 1er



  • vont mettre les Français en contact avec la culture et la civilisation italiennes, la Renaissance italienne ayant déjà eu lieu au XVème siècle (Quattrocento) François 1er fait venir d’Italie savants et artistes et l’élite de la société française s’ouvre à la peinture et à la littérature italienne. Il veut concurrencer la renaissance italienne. Il crée le Collège royal où sont enseignés le latin, l’hébreu et le grec. Invention de « dépôt légal » : il faut un « privilège royal » pour éditer un livre puis en déposer in exemplaire à la bibliothèque royale.

III.LES IDEES HUMANISTES

1/ Le renouveau de la pensée religieuse
  • La redécouverte de La Bible et des Pères de l’Eglise entraîne un mouvement de profonde rénovation religieuse. Pour le courant évangéliste, dont étaient proches Erasme et Rabelais, chacun doit lire et méditer directement les Ecritures. La prière individuelle se libère des dogmes et des liturgies imposées.
Les humanistes ne rejettent pas la foi chrétienne mais cherchent à la vivre de façon plus personnelle, plus exigeante, plus authentique.

  • Naissance de la Réforme
Un courant naît dans l’Eglise, impulsé par Luther, puis Calvin qui conteste, au nom même de la foi et des Ecritures l’autorité de l’Eglise catholique, ses sacrements, ses structures. Mais le protestantisme s’éloigne ensuite de l’humanisme, parce qu’il rejette le libre arbitre.

2/ La Renaissance artistique
Le Quattrocento italien a précédé la renaissance française, la peinture modifie la représentation du portrait et de l’espace. François 1er fait venir en France de grands artistes comme Léonard de Vinci.
Ce renouveau se manifeste ds la sculpture qui s’inspire des modèles grecs, et surtoput ds l’architecture et la décoration des châteaux dont la fonction défensive s’efface au profit de l’élégance esthétique : ce sont les châteaux de la Loire : Azay-le(Rideau, Chambord, Chenonceaux. : décors d’une vie raffinée et emblème de la puissance royale.

3/ La diversité des tendances littéraires
  • Début du siècle, les œuvres sont encore influencées par les goûts du Moyen-Age Rabelais : 








  • A partir de 1540-1550, tendances nouvelles :
Ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) fait du français la langue officielle. C’est à partir de ce moment que s’instaurent les grands genres qui vont caractériser la littérature française.

- MARGUERITE DE NAVARRE : l’Heptaméron, nouvelles a pour modèle les dix journées du Décaméron de Boccace, texte traduit en France dès 1414.Mais, interrompu en 1549 par la mort de Marguerite, l’Heptaméron ne rassemble que 72 nouvelles se déroulant en sept journées. Comme dans l’ouvrage de Boccace, les nouvelles s’inscrivent dans une histoire-cadre. Dix voyageurs sont réunis dans une abbaye, alors qu’un violent orage a coupé toute communication. Pour passer le temps, cette société écoute des histoires vraies dans des registres divers. La réussite de cet ouvrage tient au fait qu’il privilégie aussi la conversation, car chaque nouvelle est suivie des commentaires tenus par l’ensemble des auditeurs.
- MONTAIGNE utilise la prose dans les Essais pour dire son expérience d’homme en toute liberté.

  • La Pléiade et le tournant de la poésie
La Pléiade est composée d’un groupe de 7 poètes, 
dont RONSARD

et  DU BELLAY, 


qui veulent rompre avec l’héritage du Moyen-Age pour faire renaître la forme et l’esprit des genres de l’Antiquité dans une langue poétique renouvelée. Dans Défense et illustration de la langue française (1549), véritable manifeste du groupe, Du Bellay soutient que l’imitation des Anciens nourrit la créativité. Leurs plus belles réussites seront dans le lyrisme amoureux. ( Les Amours de Cassandre de RONSARD, où le poète chante son amour pour Cassandre, qui se mariera un an plus tard)
IV. LA DESILLUSION HUMANISTE
François 1er se montre d’abord tolérant à l’égard des idées religieuses nouvelles de la Réforme. Mais en 1534, l’affaire des Placards le fait changer d’attitude.
(L'affaire des Placards fait référence à un événement historique de la Renaissance. Les placards dont il est question étaient des écrits injurieux et séditieux qui ont été affichés dans les rues de Paris et dans diverses villes du royaume (Tours, Orléans) dans la nuit du 17 au 18 octobre 1534. Ces affiches ont été placardées jusque sur la porte de la chambre royale de François Ier au château d'Amboise ce qui constituait un affront envers la personne même du roi et sa foi. Ces placards étaient intitulés "Articles véritables sur les horribles, grands et insupportables abus de la messe papale, inventée directement contre la Sainte Cène de notre Seigneur, seul médiateur et seul Sauveur Jésus-Christ". Ce titre évocateur est en fait une attaque directe envers l'Eucharistie.
L'auteur était Antoine Marcourt, pasteur d'origine picarde de Neuchâtel. En réponse, François Ier confessa ouvertement sa foi catholique et déclencha la persécution et l'exil de nombreux protestants (départ de Jean Calvin pour la Suisse).)
La guerre entre protestants et catholiques sera meurtrière, alternant avec des périodes de calme éphémère. 1572 : le massacre de la Saint-Barthélemy, décidé par Catherine de Médicis, élimine de nombreux chefs protestants.
La guerre prend fin avec l’avènement d’Henri IV (1589), protestant converti au catholicisme qui accordera la liberté de culte aux protestants par l’Edit de Nantes en 1598.
Les horreurs de la guerre civile auront opposé un cruel démenti aux espoirs humanistes du début du siècle.
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Définition de Mme de la Croix :

L’humanisme est un courant culturel européen qui s'est développé à la Renaissance. Renouant avec la civilisation gréco-latine, les intellectuels de l'époque manifestent un vif appétit de savoir (philologienotamment). Considérant que l’Homme est en possession de capacités intellectuelles potentiellement illimitées, ils considèrent la quête du savoir et la maîtrise des diverses disciplines comme nécessaires au bon usage de ces facultés. Ils prônent la vulgarisation de tous les savoirs, même religieux : la parole divine doit être accessible à toute personne, quelles que soient ses origines ou sa langue (traduction de la Bible en langue vernaculaire par Érasme en 1516).
Ainsi, cet humanisme vise à diffuser plus clairement le patrimoine culturel, y compris le message religieux. Cependant l’individu, correctement instruit, reste libre et pleinement responsable de ses actes dans la croyance de son choix. Les notions de liberté (ce que l'on appelle le « libre arbitre »), de tolérance, d’indépendance, d’ouverture et de curiosité sont de ce fait indissociables de la théorie humaniste classique.
Par extension, on désigne par « humanisme » toute pensée qui met au premier plan de ses préoccupations le développement des qualités essentielles de l'être humain. Une vaste catégorie de philosophies portant sur l'éthique affirme la dignité et la valeur de tous les individus, fondée sur la capacité de déterminer le bien et le mal par le recours à des qualités humaines universelles, en particulier la rationalité